jeudi 6 août 2009

Bibio dans les oreilles, pour étouffer les fréquences de l’appareil.


Les pieds dans le vide et la tête dans les nuages, je regarde la terre qui m’a vu grandir.
Un pincement au cœur; les buchages, les agriculteurs, l’aréna, l’église, le barachois, les « trails » de 4 roues.
D’ici, le Nouveau-Brunswick à l’air si petit. Les maisons plus petites que dans un jeu de Monopoli. Je me rend compte que dans les airs ou sur l’eau, (en navigation) on a besoin de la terre pour retrouver son chemin. Les chemins sur terre, eux, sont comme des fichiers .wav. Le « pitch » dépend de la vitesse avec laquelle tu défiles le paysage…

Qui suis-je dans cet avion? À mes côtés, Maître Brown et quelques pêcheurs de saumons. Même si la pilosité résineuse des montagnes me pointe de façon envieuse... je ne suis rien. Qu’un petit oiseau, un enfant qui se déguise de raisons, de directions, de sens. La vie est absurde! Combien de temps la mort nous bordera-t-elle?
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1 commentaire:

Vertige a dit…

Magnifique! Tout simplement...